Interview de Mixscape fondateur de Beatmix.fr

6 October 2011

Beatmakers, Beatmakeuses,

Aujourd’hui, je vous propose de découvrir le portrait d’un autre hip-hop entrepreneur: le fondateur du site Beatmix.fr

Kasper: Peux-tu te présenter ?
Mixscape: Salut, je suis Mixscape, fondateur du site Beatmix.fr. Je suis également à l’origine de la webradio internationale Michael Jackson (mjtunes.com) mais aussi du forum de musique assistée par ordinateur (mixscape-mao.com) et Cubase France (mao.xooit.fr).

K: Comment est née l’idée du concept beatmix ? Etais-tu “beatmaker” auparavant ?
M: L’idée c’était d’apporter un souffle nouveau sur le marché de l’instru francophone avec notamment l’intégration d’une interface de battles instrumentales, pour la première fois en France mais aussi d’ouvrir ce marché à la concurrence pour le bien de tous. Il n’est jamais bon dans quelque secteur que ce soit d’avoir une hégémonie en place.

D’un point de vue personnel, je suis Beatmaker, Compositeur pour multimedia, publicité et évènementiel, Dj (pour la webradio michael jackson: mjtunes.com) et Arrangeur… J’ai taffé avec des artistes tels que Passi, Jocelyne labylle, ou plus dernièrement Ray William Johnson avec le titre humoristique « my balls » (http://www.youtube.com/watch?v=IoVb6-s-wEA).

K: Peux-tu détailler les étapes de la création du site?
M: Budgetiser, création d’une maquette et des éléménts graphiques principaux (logo), brainstorming, démarches administratives, recherche de développeurs…

K: Quels difficultés as-tu rencontré ?
M: Pour le lancement on a du se résoudre à se limiter en terme de fonctionnalités car la création d’un site tel que Beatmix passe par l’apport d’un développeur et cela coute cher…

C’est un peu frustrant sachant toutes les idées novatrices que l’on avait sur le papier au départ. Mais ce n’est que partie remise, Rome ne s’est pas faite en un jour.

K: Alors… Entreprendre en france rêve ou réalité ?
M: Déjà, les démarches sont plus simples qu’il y a quelques années et on trouve des tonnes d’infos sur la marche a suivre via internet. Maintenant, c’est clair que le système t’encourage plus à faire du biz sous le manteau qu’a faire cela proprement. Nous avons pris le parti de faire les choses légalement, s’inscrire dans la durée, quitte à ne pas gagner grand-chose au départ.

Ce qui est sur c’est que quelles que soient les difficultés rencontrées on ne lachera rien !

K: Comment avez-vous assuré la promotion du site ?
M: On en a parlé sur des forums ciblés et sur les réseaux sociaux. On a également énormément travaillé sur le référencement du site dès le départ, pour qu’il apparaisse le plus tôt possible en première page des principaux moteurs de recherche selon des mots clés stratégiques.

K: Quel a été l’accueil réservé à beatmix ?
M: Hormis la concurrence qui ne voyait pas notre arrivée d’un très bon oeil, on a recu un très bon accueil. Certains beatmakers ont vite compris que Beatmix leur offrirait une alternative sérieuse pour augmenter leur visibilité et développer leur réseau (et donc potentiellement leurs profits).

Pour tout artiste, la visibilité est le nerf de la guerre et en ce sens, rester sur ses acquis et ne pas s’ouvrir à notre site serait une très mauvaise stratégie. Aux Etats Unis, ceux qui réussissent le mieux sont ceux qui ont compris l’importance de rendre audible leur musique sur une majorité de plateformes.

K: Comment vois-tu l’évolution du site ?
M: Sans rien révéler, on vous annonce du très très lourd à venir dans les prochains mois…

K: Qui sont les utilisateurs ?
M: Les beatmakers et les artistes interprètes souhaitant développer leur business de manière sérieuse et professionnelle.

K: Quel intérêt pour un beatmaker de vendre ses morceaux sur beatmix.fr ?
M: Déja, nous sommes les seuls à proposer le dépôt illimité d’instrus ou de singles quelque soit le compte choisit. Ensuite, pour les comptes payants nous  pratiquons également les prix les plus bas sur le marché.

Grâce à notre excellent traffic et nos outils le beatmaker pourra booster sa visibilité et ainsi développer son réseau client, augmenter ses ventes. Via son interface FanBase il pourra communiquer directement auprès de ses fans sur son actu, ses projets, etc…

Egalement, en participant aux battles instrumentales, il pourra se mesurer aux autres beatmakers, savoir quelles sont ses instrus qui plaisent le plus, quelle est la tendance. Les «clashs» (comme on dit en France) offrent également un moyen fun aux artistes interprètes pour dénicher les meilleures instrus.

Enfin, il ne faut pas oublier qu’outre la partie e-commerce, Beatmix c’est également un site communautaire qui permet de communiquer, partager son savoir avec d’autres passionnés et progresser.

K: Un conseil à donner aux beatmakers qui veulent vivre leur passion ?
M: Trouver son style, croire en soi, travailler et se donner les moyens de réussir. Faire écouter sa musique autour de soi, demander des avis, accepter les critiques, ne pas hésiter a se remettre en question, et surtout se faire voir et diffuser sa musique sur le plus de sites et supports possibles.

K: Merci pour cette interview.
M: Merci à toi Kasper. Bonne chance pour la suite de ta carrière et longue vie à ton blog !


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